20.10.2008
Scénographie
Le NOIR et le BLANC
En 1943, R.Bresson tournait son premier film en noir et blanc. Avec son chef opérateur P.Agostini, il affirmait un style où les blancheurs d’Albâtre et les évanescences lactées s’opposait aux pénombres nacrées.
Les « anges » ici ont leur palette : la bure noire de la farouche réhabilité s’oppose au blanc de la réhabilitante. La nuit sombre de brume ou grise de pluie s’affronte au soleil du jardin du cloître.
L’action se passe principalement dans un couvent et une prison, occasionnellement dans une rue, un bureau de police, un palier…
▪ Sur scène, aucun décor réel et peu d’accessoires,
▪ Des murs de toiles (cycloramas) permettront la projection de combos ou de créer des ambiances,
▪ Des aires de jeu détourées par des lumières tranchées : la prison (une cellule – le bureau du directeur…), le couvent (le cloître, la chapelle..), etc.
▪ Une unité de couleur : du noir, du blanc, un camaïeu de gris pour les costumes,
▪ Une scénographie qui suggère plutôt qu’elle ne montre, au service de cette histoire ; mettre en valeur la densité et l’acuité de l’interprétation dans un décor sobre et dépouillé.
11:38 Publié dans 5 - Intentions de mise en scène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Ecrire un commentaire