20.10.2008

Note d'intention

Il y a peut-être 15 ans, je découvrais au cinéma de minuit sur FR3  Les Anges du Péché  qui m’époustoufla par son sujet et ses images. L’accomplissement total et l’absolu avec lesquels vivaient les personnages de cette histoire me captivèrent. L’unité de lieux et l’intelligence des dialogues me séduirent immédiatement, pour me convaincre de l’adapter un jour sur une scène de théâtre.


P1200349.JPGLa distance qui existe entre le lieu, les personnages du film et l’intrigue, me plut particulièrement : en effet ici pas de propagande et pas de certitude.
De prime abord, on pense certains personnages blancs, purs et d’autres moins, mais ici les auteurs décrivent des personnages partagés, dans leurs doutes et leurs convictions ; des antihéros cerclés de murs comme de règles en quête d’absolu, sans accepter de renonciation.

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C’est magnifiquement théâtral la vie d’une communauté en un lieu clos ; qu’il soit couvent ou prison ! D’autant qu’on nous le montre ici avec un souci du réalisme avec les petitesses que comporte toute collectivité humaine et la difficulté de se plier à la règle comme à la soumission de ses supérieurs.
Anne-Marie est insupportable de bonnes intentions, mais à l’immuable, elle répond par une dimension supérieure et se heurte à la règle.

Paradoxalement  Thérèse, en subissant la règle injuste et aveugle, est brisée jusqu’à en tuer. De ces contradictions les deux protagonistes se libèreront, grandies.


P1200703.JPGCes histoires me passionnent car elles stigmatisent la routine et la tiédeur où la réalisation de soi est une épopée quotidienne.


Ce qui m’a plut aussi c’est ce théâtre de femmes où les mots les regards, c’est selon, sont des armes ou des pansements.

Laurent Le Bras

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