20.10.2008

Robert Bresson & Jean Giraudoux

Robert Bresson - portrait.jpgRobert Bresson
Cinéaste français.
(1901-1999)

« En treize films et en quarante ans, des Anges du péché (1943) à l'Argent (1983), Bresson n'aura en fin de compte tourné qu'un seul sujet: le dépassement de soi. Que son héros soit un âne, un curé, un chevalier ou un enfant, qu'il aime ou qu'il tue, qu'il subisse la pression de Dieu ou des hommes, qu'il échappe ou bien coure à la mort, c'est toujours, toujours jusqu'au bout et au-delà qu'il ira. Dans le Bien comme dans le Mal qui vivent sur le même pied.»

FLORENCE DELAY,
Robert Bresson, Célébrations nationales 2001, Ministère de la Culture et de la Communication, France

 

Les 13 films de Robert Bresson
Les Anges du péché (1943)
Les Dames du bois de Boulogne (1945)
Journal d'un curé de campagne (1951)
Un condamné à mort s'est échappé (1956)
Pickpocket (1959)
Le Procès de Jeanne d'Arc (1962)
Au hasard Balthazar (1966)
Mouchette (1967)
Une femme douce (1969)
Quatre nuits d'un rêveur (1972)
Lancelot du Lac (1974)
Le diable probablement (1977)
L'Argent (1983)

 

Jean Giraudoux - portrait.jpgJean Giraudoux
Ecrivain français
(1882-1944)

Reçu à l'Ecole normale supérieure en 1903, Jean Giraudoux mène de front une carrière diplomatique et littéraire. Son oeuvre frappe par sa diversité : essais, critiques, romans.                  
Mais il s'impose plutôt au théâtre dès sa première pièce, 'Siegfried' (1928), son succès se confirme avec 'Amphitryon 38' (1929) et 'Intermezzo' (1933).
Son écriture théâtrale se caractérise par une extrême littérarité et la volonté de montrer l'artificialité des conceptions classiques.
Avec la montée du totalitarisme en Europe, l'univers de ses pièces se teinte d’angoisse : 'La guerre de Troie n'aura pas lieu' (1935), 'Electre' (1937), 'Ondine' (1939). Nommé commissaire à l'Information en 1939, il  est démis de ses fonctions en 1940 et mis à la retraite en 1941, et se consacre à la littérature.
Inspiré par les mythes antiques, Giraudoux sut fondre les grands thèmes classiques et les inquiétudes modernes dans un univers précieux, fait d'humour et de fantaisie.

« Il n’acceptait pas le mal. Une grande part de sa fantaisie se dépensait à inventer de multiples déguisements aux menus événements prosaïques de l’existence quotidienne.
Le personnage de ses pièces qui le représente de plus près est certainement celui de l’Ange qui juge en arbitre et avec une grave ironie le cruel destin des hommes. »
Fr. R-L BRUCKBERGER, Dominicain